Photo : Plateau de Feuilles vives, lors de la première journée de Vienne en goguette !, le 25 août 2018. Crédits : Guillaume Legret pour Studio Zef.

 

Samedi dernier, Studio Zef était en direct des Métairies du pont Saint-Michel, à la limite sud de Blois, pour l’ouverture de la première édition du festival Vienne en goguette ! Une émission spéciale de Feuilles vives, en direct et en public, à propos d’agriculture urbaine et des liens qu’elle tisse avec les habitants, ses consommateurs et ses publics. Tout l’après-midi, quatre tables rondes se sont enchaînées pour discuter culture, restauration, maraîchage et jardinage, en compagnie de Lolita Voisin, enseignante à l’École du paysage de Blois. Retrouvez ici ces tables rondes pour les écouter ou les télécharger.

Cette première journée de Vienne en goguette était également la soirée de clôture de la troisième édition du festival Va jouer dehors !, avec la reprise, par un orchestre symphonique à taille réduite, des classiques du répertoire de Bourvil. Bilan de cette troisième édition de Va jouer dehors ! avec son organisatrice Marie Wacquez, et présentation de Vienne en goguette ! avec Agathe Gourdault-Montagne du collectif des Métairies.

 

01 Bilan de Va jouer dehors !, et présentation de Vienne en goguette !

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Extrait musical :

La Symphonie de poche – Le petit bal perdu

 

Retrouvez les émissions de Feuilles vives sur Va jouer dehors !

 

Scène de Vienne en goguette !, prête à accueillir le concert de la Symphonie de poche, en clôture du festival Va jouer dehors ! Au fond, le plateau de Studio Zef. Crédits : Nicolas Patissier pour Studio Zef

 


 

Anthony Maubert, chef cuisinier du restaurant Assa, Jordan Joubert, cuisinier globe-trotter récemment de retour dans la région, et Julien Bignon, cuisinier du collectif des Métairies, nous ont ensuite rejoint pour discuter d’alimentation locale et de leur relation avec les producteurs du territoire. Méthodes de travail, communication, prix… Quels sont les impacts de cette tendance locavore sur le métier de restaurateur, du gastro à la cuisine de rue ?

 

02 La restauration, maillon de la relation producteurs-consommateurs

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Extraits musicaux :

Steve Waring – L’ogresse

Bob Marley – Concrete Jungle (Jamaican version)


 

L’après-midi se poursuit, et on entre dans le vif du sujet avec, autour de la table, Anne-Sophie Castets, maraîchère des Fourmis vertes, Masato Fujisaki, porteur de projet à l’espace-test des Prés d’Amont, et enfin Arthur Lacroix, maraîcher-cueilleur du collectif des Métairies, en cours d’installation. Les Fourmis vertes et les Métairies (dont une partie sont consacrées à la future exploitation d’Arthur Lacroix) sont situées sur les terres de la Vacquerie : un quartier en zone inondable reconverti en espace agricole et de promenade. Les Prés d’Amont ne sont pas loin non plus, près du lycée horticole de Blois.

Des temporalités, des circuits de commercialisation, des techniques de production différents, mais une volonté commune de s’installer en périphérie de la ville, de travailler avec ses opportunités et ses contraintes, ses habitants et ses institutions. Les interactions – sous forme de services mutuels ou de concurrence pour les ressources – entre l’agriculture et la ville qu’elle habite, sont ce qui la définit comme urbaine.

 

03 L’agriculture en ville : nouveaux paysans, nouveaux usages et paysages urbains

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Extraits musicaux :

Fabulous Troubadors – Ma ville est le plus beau park

 

Retrouvez les émissions de Feuilles vives et de Studio Zef sur les Métairies du pont Saint-Michel et son collectif, les Prés d’Amont, la Vacquerie, et plus généralement l’agriculture urbaine :

 

Documentation sur l’agriculture urbaine :


 

Pour finir cette émission, nous sommes rejoints par Nelly Vivier-Dumas du jardin partagé des Provinces, Cécile Mercat de l’association Ecos Nantes, Frédéric du jardin partagé des Métairies, et l’animatrice de ce jardin Anne-Lise Delabruyère. Les jardins partagés connaissent un engouement sans précédent, à Blois comme ailleurs, mais les projets consistant uniquement à créer un jardin et agglomérer quelques habitants motivés ont vite montré leurs limites. L’animation des jardins partagés, et notamment l’aide à la prise de décision en collectif, jouent un rôle crucial dans leur pérennisation.

Tous ces jardins ont la plupart du temps un rôle vivrier de production alimentaire. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le jardinage amateur fait partie de l’agriculture au même titre que l’agriculteur professionnel. Un moyen de tenir compte de la complexité des projets actuels, notamment en ville, qui brouillent souvent la limite entre jardinage amateur et agriculture professionnelle : les Métairies en sont le parfait exemple, en mêlant jardins partagés, pédagogiques, d’agrément, accueil de public, restauration et maraîchage.

 

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Aperçu du jardin partagé des Métairies. Crédits : Nicolas Patissier pour Studio Zef

 

Extraits musicaux :

Barrington Levy – Black Roses

Dick Annegarn – Quelle belle vallée

 

04 Les jardins urbains : vivre et faire vivre la ville en la rendant comestible !

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