Photo : zone humide du moulin Chalot à Averdon. Crédits : Nicolas Patissier pour Studio Zef.

 

Aujourd’hui, reportage sur le Syndicat mixte du bassin de la Cisse. Cet Établissement public de coopération intercommunale regroupe une quarantaine de communes, réparties dans six intercommunalités (communautés d’agglomération de Blois et de Vendôme, communautés de commune de Beauce-Val de Loire, du val d’Amboise, du Castelrenaudais et de Touraine Est), autour de la gestion de la Cisse, de ses affluents et de son bassin versant. Ses objectifs : qualité de l’eau, protection ou restauration des milieux humides au sein du lit majeur et, depuis le début de l’année, prévention des inondations. Le Syndicat mixte du bassin de la Cisse est l’exécutant de la compétence Gemapi (pour gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), dévolue depuis le premier janvier aux intercommunalités.

Aménagement de moulins, modifications morphologiques, lutte contre les espèces invasives, implantation de pâturage extensif, accompagnement de collectivités locales ou d’agriculteurs à l’abandon ou à la réduction de l’utilisation de l’herbicide glyphosate… Des chantiers et des actions divers, conçus par les techniciens de bassin employés par le syndicat, validés par les organismes financeurs – la région Centre-Val de Loire (20 %), l’agence de l’eau du bassin Loire-Bretagne (60 %) -, et enfin par les élus du syndicat représentant les intercommunalités (qui prennent en charge les 20 % restants). En outre, le syndicat tente de développer des outils de communication, ainsi que des actions patrimoniales, pédagogiques et culturelles, afin d’être mieux connu, de gagner en légitimité, et de faire mieux accepter son discours aux riverains en particulier, et aux habitants en général.

Jusqu’aux années 1980, la France a maltraité ses rivières en les confinant dans leur lit mineur et en les empêchant de coloniser périodiquement bras morts et marécages. Résultat : appauvrissement de la biodiversité, fermeture des paysages, virulence et imprévisibilité des inondations, affaiblissement de la capacité auto-épuratrice de la rivière face aux rejets dus à l’agriculture et à l’occupation humaine. Aujourd’hui, la France – qui paye des indemnités journalières à l’Union européenne au titre de non-respect des directives sur la qualité de l’eau et sur les nitrates – tente des méthodes alternatives pour redresser la barre : visite à Averdon de la zone humide du moulin Chalot (cf. photo de couverture ci-dessus, diaporama ci-dessous), récemment restaurée à l’initiative du syndicat, entretenue par les vaches Highland de l’éleveur Olivier Gabilleau et de sa ferme des Petits Tresseaux.

 

 


Émissions sur la Cisse et sur les cours d’eau :

 

Documentation complémentaire :

Le site du Syndicat mixte du bassin de la Cisse est très complet, mais son architecture laisse un peu à désirer et les informations quantitatives ne sont pas toujours simples à repérer. Voici une liste des cartes du bassin et d’autres documents que l’on peut retrouver sur, ou à partir de, ce site :

 

La vallée de la Cisse recouvre deux unités paysagères définies par l’excellent Atlas des paysages du Loir-et-Cher

 

Le reportage en podcast :

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