Photo : rassemblement devant l’auberge de la Buinotte à Chambon-sur-Cisse, à l’occasion d’une édition de Feuilles vives en direct, le 18 février 2018. Crédits : Guillaume Legret pour Studio Zef.

 

Dimanche dernier, l’équipe de Studio Zef était en direct de l’auberge de la Buinotte à Chambon-sur-Cisse, pour une édition spéciale de Feuilles vives sur le dynamisme des villages et de leurs commerces.

On débute cette matinée radiophonique avec une table ronde autour des lieux de sociabilité dans les villages. Nos hôtes, Valérie et Sylvain, ont repris le bar-tabac-presse de Chambon-sur-Cisse il y a onze ans maintenant. Serge, Céline et Olivier font partie, ou du moins ont participé à la création, du café associatif de Landes-le-Gaulois : le Convivial’Café. Malgré des structures juridiques très différentes, ces deux établissements jouent un rôle comparable dans leur village : un lieu de rencontre intergénérationnel, mais aussi entre nouveaux et anciens habitants du village, et même entre villageois et blésois. Alors que les politiques publiques se focalisent souvent sur les secteurs marchand et résidentiel, c’est souvent le secteur non-marchand, ou du moins des acteurs ne faisant pas de la rentabilité leur objectif premier, qui arrivent à rendre ces villages plus dynamiques et plus attractifs.

 

01 Les lieux de sociabilité des villages : l’auberge de la Buinotte de Chambon-sur-Cisse, le Convivial’Café de Landes-le-Gaulois

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Après les lieux de sociabilité, au tour des élus municipaux de ces mêmes villages à la situation proche : Chambon-sur-Cisse comme Landes-le-Gaulois sont proches de Blois (12 et 19 kilomètres du centre, respectivement), dans une vallée (la Cisse et son affluent la Cisse Landaise), où vivent un nombre comparable d’habitants (680 et 770 habitants), dont beaucoup travaillent à Blois. Ces deux villages ont perdu l’essentiel de leurs commerces, pour ne conserver qu’une épicerie et un bar-tabac-presse à Chambon, une boucherie-épicerie et un café associatif à Landes.

Fusions de communes, développement de la communauté d’agglomération de Blois, déprise commerciale et démographique, baisse des dotations de l’État… Quel pouvoir d’initiative et d’action conservent encore ces élus municipaux, premier échelon de notre maillage territorial ? Construire, ou non, des lotissements, tout en conservant son identité paysagère, développer le secteur associatif pour encourager les habitants à s’impliquer davantage dans la vie de leur village, faire vivre les agriculteurs, commerçants et artisans locaux par des commandes préférentielles et des mesures incitatives… On discute de tout cela avec Didier Guillon, maire de Landes-le-Gaulois, et deux conseillers municipaux de Chambon-sur-Cisse : Dominique Turpin et Patrice Jobard.

Un grand merci à eux deux d’avoir remplacé au pied levé Denis Leprat, maire délégué de Chambon-sur-Cisse, qui n’a pas pu nous rejoindre.

De gauche à droite, Patrice Jobard et Dominique Turpin, conseillers municipaux à Chambon-sur-Cisse, sur le plateau de Feuilles vives en direct de l'auberge de la Buinotte, le 18 février 2018. Crédits photo : Guillaume Legret pour Studio Zef

De gauche à droite, Patrice Jobard et Dominique Turpin, conseillers municipaux à Chambon-sur-Cisse, sur le plateau de Feuilles vives en direct de l’auberge de la Buinotte, le 18 février 2018. Crédits photo : Guillaume Legret pour Studio Zef

 

02 Le rôle des élus municipaux dans l’attractivité et le dynamisme de leur village : Dominique Turpin et Patrice Jobard, conseillers municipaux à Chambon-sur-Cisse, avec Didier Guillon, maire de Landes-le-Gaulois

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Pour clôturer ces cinq heures de direct, Studio Zef recevait deux commerçants de Chambon-sur-Cisse à son plateau. Abdellah Nidouissaden a repris l’épicerie du village il y a 18 mois, après avoir travaillé à Blois et en région parisienne. Cyril Palanghi a lancé son activité de pizzaiolo itinérant il y à ?, après avoir tenu une boulangerie, en région parisienne également. Leur quotidien et leurs choix stratégiques de commerçants sont fortement affectés par leur installation en milieu rural : une clientèle, et donc des pratiques et des compétences différentes.

Abdellah Nidouissaden, épicier à Chambon-sur-Cisse, sur le plateau de Feuilles vives en direct de l'auberge de la Buinotte, le 18 février 2018. Crédits photo : Guillaume Legret pour Studio Zef

Abdellah Nidouissaden, épicier à Chambon-sur-Cisse, sur le plateau de Feuilles vives en direct de l’auberge de la Buinotte, le 18 février 2018. Crédits photo : Guillaume Legret pour Studio Zef

 

03 Défis et choix stratégiques des commerçants en milieu rural : Abdellah Nidouissaden, épicier, et Cyril Palanghi, pizzaiolo itinérant

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