Les projets de territoire se font et se défont au gré des essais institutionnels, des encouragements européens, des jeux de langage et des envies alternatives. Derrière ces tendances, un mouvement complexe et des mots dont on peine à cerner les contours. derrière un désir de territoire, que se cache-t-il ? Comment se définirait-il ? Qui seraient ceux qui le font ?
A travers le micro, laisser l’autre parler, de là où il est. Il est ailleurs. Depuis sa ferme, son désir de festival, depuis son rôle d’élu ou son envie de projet collectif, depuis son rythme de viticulteur, de technicien, de porteur de projet. Comprendre le projet de chacun et imaginer comme il résonne à travers ceux des autres. Le son comme moyen d’enquêter, de revenir de ses a priori, de poursuivre ses intuitions.
En juin 2017, les élèves de 4A de l’Ecole de la Nature et du paysage de Blois ont arpenté le territoire à la rencontre de ceux qui le font, de ceux qui en parlent, de ceux qui organisent des réseaux de coopération et d’échange. Une enquête sur le paysage local avec un micro, voici venir une de leurs créations sonores.

La création d’un atelier partagé pour les artisans de la mode à Blois a été le prétexte de cette enquête. Des artisans et artisanes dispersés dans le Loir-et-Cher souhaitent se regrouper pour partager des outils, leurs réseaux, leurs savoirs, faire des commandes groupées… en somme mutualiser.

Qu’est ce que cela raconte sur la forme de nos villes et campagnes ?

On y entend les voix de Baptiste Darnaud, Christophe Degruelle, Coline Fortin, Thomas Grappy, Jürgen Katzengruber, Nicolas Orgelet, Christine Vannier, Guillaume Aimon, Lucien Chollet et Mohamed Filali Meknassi.

Une création sonore réalisée par Guillaume Aimon, Lucien Chollet et Mohamed Filali Meknassie dans le cadre d’un atelier de Lolita Voisin à l’Ecole de la Nature du Paysage de Blois en juin 2017, INSA Centre Val de Loire.


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