Au milieu des années 1960. En racontant l’histoire de Juliette (Marina Vlady), ménagère  » banale  » qui vit dans un grand ensemble de la région parisienne et se prostitue occasionnellement, Godard raconte – ou dénonce – pêle-mêle, la cruauté du capitalisme, la platitude de la vie dans les grands ensembles, la salle de bains que beaucoup n’ont pas encore, l’urbanisation à outrance de Paris, la guerre du Viêtnam. Juliette et les divers personnages ne sont là que pour illustrer ces propos, par quelques  » tranches de vie « …

 

Réalisé en 1967, Deux ou trois choses que je sais d’elle nous apprend que dire le monde, ce n’est pas toujours raconter des histoires. Des voitures, des travailleurs, des guerres lointaines, des panneaux publicitaires,  des villes. Le cinéma peut évoquer tout cela, le rendre visible. Et nous pouvons encore apprendre à le voir.

 

Deux ou trois choses que je sais d’elle est diffusé le 18 novembre à 20h en partenariat avec l’Ecole de la nature et du paysage dans le cadre des Discussions de la Chocolaterie. Plus d’informations ici.