Ecouter la radio, c’est dessiner des images.

Elles sont dedans, elles sont dehors, on se cache pour les entendre, on ferme les yeux pour les écouter, on regarde les autres en parler, on entend ce qu’on voit, on voit ce qu’on entend et puis c’est le silence partagé. Se taire ensemble pour écouter la voix de l’autre.
S’allonger dans le noir au côté d’inconnus et entendre les murmures d’autres inconnus.

Tout ceci est entendu à longueur d’onde l’année dernière, un festival généreux et mystérieux.
On vient de loin pour finir au bout du monde, face à la mer, face au vent, face au rêve, à l’inconnu, aux géants.

J’aimais beaucoup la radio alors je me suis dit : je vais à Brest rencontrer ces gens.

Ce que vous entendez ici n’est fait que de bruits entendus là-bas. Le festival longueur d’onde c’est ce week-end à Brest et, pendant que vous écoutez, figurez-vous que je ne cesse d’y retourner.

La moindre des choses depuis les premiers jours, c’est ici.