Le podcast est en bas de l’article.

Bonjour, Aujourd’hui une nouvelle émission qui fonctionnera comme un atelier d’écriture. Tout d’abord je me présente Christian, je suis animateur d’un atelier d’écriture à l’Alep Quinière les mardi de 14H15 à 16H15 sauf vacances scolaires. Ce ne sera pas un cours, pas un essai littéraire sur l’oeuvre du maître, juste mes impressions mes coups de cœur, en essayant d’être le plus possible en dehors des sentiers battus.
Alors comment et qui va faire ? Je vais vous présenter quelques bouquins, pour aujourd’hui j’en suis personnellement à 8 lus dont un en trois tomes. Je vais vous lire quelques passages, vous donner mes impressions puis à la fin de l’émission je donnerais une consigne d’écriture et une adresse où envoyer vos textes, on en prendra un ou deux (parmi les mille reçus) pour les publier sur une page facebook dédiée. Les textes devront tenir sur maximum deux pages A4 et comporter un titre et une chute.
Tout ce que je viens de dire  apparaîtra sur le site de Studiozef.fr que vous pourrez consulter.
Allez on y va, pour aujourd’hui c’est de l’univers de Haruki Murakami, écrivain japonais dont je vais parler. Tout ce que je dirai ici pourra être retenu contre moi mais j’implore votre indulgence pour votre humble serviteur.
Voilà maintenant on peut commencer par une citation de l’auteur sur la page Facebook Edition 10-18:
« Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense. »

Cette citation se trouve dans « La ballade de l’impossible » : P52 « Je ne dis pas….Tout de suite ». Une particularité des romans de Murakami est qu’il peut faire parler les femmes et les hommes à la première personne, si on considère qu’il y a une part d’autofiction dans un roman alors est-il homme et femme à la fois ? Ici Une fille envoie une lettre à son amoureux toujours dans « ballade de l’impossible », ce qu’elle dit est très intime, profond P139 « Je fais du tennis…..nous blesser mutuellement ». Cette bi-sexualité est peut-être pour Murakami sa « torsion ».
La pièce maîtresse de l’univers de Murakami ce sont les trois tomes d’1Q84. La structure du roman est particulière, il fait s’enchevêtrer deux histoire de deux personnages Aomamé et Tengo. Les deux vont converger à travers leur histoire d’amour mais en passant par des chemins semés d’embûches et de doute. Tengo est écrivain et il doute de lui même de ses capacités, on retrouve souvent le thème du manque de confiance en soi chez l’auteur.  Pour rejoindre Tengo Aomamé devra d’abord sortir de notre univers dans un monde presque équivalent où surgissent des êtres fantastiques et des sectes violentes qu’il faudra vaincre. L’idée de monde parallèles est issue des théories du prix Nobel de physique Feynman, utilisée dans « A la croisée des mondes » la trilogie de  Pullman (plus connue au cinéma avec la boussole d’or ». Le passage dans la science fiction est subtil, pas de machines volantes et d’extra-terrestres.
Je vais vous lire des passages de 1Q84 sans dévoiler le mystère…
Nous somme dans un taxi, Aomamé doit aller à un rendez vous important mais elle est coincée dans un embouteillage. Le chauffeur écoute « Synfonéttia de Janaeck », et Aomamé décide de sortir à pied de l’autoroute, voilà ce qu’elle entend sur ce court extrait pour se mettre dans l’ambiance…

1Q84 T1  P28 « Il ne faut pas ….(avait dit le chauffeur), …..La terre ferme.
Billie jean de Michael Jackson

(Puis P30 vient le chapitre de Tengo)  » Le premier souvenir….inondation »…
Et on reviens sur Aomamé arrive en bas et commence à vouloir rejoindre la gare, des petits détails l’inquiètent…
P66 « elle croisa…..etrange « P67. (Bizarre )……Et enfin Tengo écrit un roman « La Chrysalide de l’air » mais c’est quoi une chrysalide de l’air….
Plusieurs type d’histoires s’entremêlent, se recoupent, deviennent réalités ou fictions c’est ça l’univers de Murakami.

Une pause musicale avec un autre écrivain Dashiell Hedayat (de son vrai nom Jack-Alain Léger) qui a écrit et chante des textes  pour le groupe Gong en   1971 sous le titre Obsolète. Ici le morceau déjanté « Long Song For Zelda ».

Toujours des êtres qui se croisent, qui tombent amoureux, qui se perdent de vue, qui se retrouvent « l’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage », des personnages s’en liens apparents qui se rejoignent à travers leurs histoires parallèles et  croisées « Kafka sur la plage ». P40 « Désolé…déclara-t-il enfin » P41 et là commence le déclin jusqu’au renouveau à travers son pèlerinage. La recherche sa vie durant dans son monde normal et banal de Shimamoto-San son amour d’enfance dans « Au sud de la frontière à l’ouest du soleil ». Retrouvailles encore et découverte de soi après une catastrophe dans « Après le tremblement de terre ».
Des petites choses qui montrent que le récit n’est qu’une interprétation métaphorique du réel, un peu comme dans un rêve. Kafka sur le rivage P 229 « Le lendemain…nocive. »p 230, P 271 « écoute moi bien….profonds » P272.
J’ai moins aimé et abandonné un petit livre où l’auteur parle de lui, de ses passions « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond ».

Gong live 2000

Pour ceux qui n’aime pas les gros pavés genre 1Q84 ou Kafka sur la plage, un petit bouquin sympa c’est « Le passage de la nuit ». Tout se passe en une nuit, dans une ville, petit à petit le réel est sublimé par des événements bizarres, le mystère s’épaissit, passionnant. Les titres de chapitre ne sont que l’heure sur une horloge. Dans « Le Passage de la nuit », nous sommes comme derrière des caméras de surveillance, en spectateur d’une espèce d’humanoïdes qui évoluent une nuit dans une ville, n’importe quelle ville. P9 « Notre regard….expression sérieuse », mais encore une fois la réalité est sublimée vers des choses purement métaphoriques, étranges. P173 « La télévision….à travers l’écran ». Puisque nous pouvons voir vivre des gens à travers des écrans, pourquoi ces gens ne seraient pas amenés à être transportés de l’autre coté de l’écran ?


On en arrive à votre tour. Ecrivez une histoire à partir d’un événement que vous avez vécu et inexpliqué rapporté dans cette fiction. Le texte commencera  par « C’est bien l’diable ! s’écria la grand-mère épouvantée ». Maximum deux pages Â4 avec un titre et une chute.
Envoyez votre texte sur l’email : lireetecrire@studiozef.fr
références des livres : éditions 10-18 ..https://www.10-18.fr/?s=murakami sauf pour « l’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de Pèlerinage » aux editions Belfond.

on se retrouve dans un mois à travers l’espace temps sur les planètes des livres.