Bonjour et bienvenu dans cette sixième émission de Lire et Ecrire à Studio-Zef. Je vais commencer en vous parlant d’atelier d’écriture, puis je vous présenterais Arthur Upfield qui fût le précurseur des romans policiers ethniques. Enfin je vous donnerais une consigne d’écriture pour ceux qui veulent s’exercer chez eux. Comme d’habitude une adresse mail est ouverte pour recevoir vos textes, que je rappelle ici  lireetecrire@studiozef.fr  .

Une des problématiques et non des moindres de l’atelier d’écriture c’est de mettre en œuvre une dynamique de groupe. L’animateur à travers sa présentation, la consigne demandée doit déclencher ce processus dynamique, mais comme tout système dynamique asservi cher à ce bon docteur Laborit il dépend des participants qui sont en partie moteur ou régulateur. Si l’envie n’est pas au rendez-vous, si le nombre de râleurs est supérieur à ceux qui veulent se lancer, la dynamique ne démarre pas, les déceptions qui s’en suivent ne donneront aucun résultat.

Comment faire me direz-vous ? Tout d’abord il y a le cadre dans lequel se déroulera l’atelier. Premier cas c’est une unité de valeur d’école, une partie d’un cours de français, le cadre est stricte avec obligation de résultat. Le nombre de participants peut-être important, sachant qu’il faut avoir le temps nécessaire à la lecture.

Deuxième cas, l’animateur choisit les participants en vérifiant qu’ils adhéreront aux règles établies. Ces ateliers privés peuvent être cher en cotisation ce qui ajoute de la motivation au bon fonctionnement. Le prix vient que l’animateur peut être rémunéré et qu’il faut louer une salle.

Troisième cas, l’atelier se déroule au sein d’une association, d’une MJC, l’animateur ne choisit pas les participants, peut simplement en limiter le nombre par séance. C’est là le plus difficile car soit le nombre est trop petit pour s’entraîner mutuellement, soit il y a des tentatives de prises de pouvoir avec sabotage. Toutefois on a la chance (et c’est heureusement le cas le plus fréquent) d’avoir plus de cinq participants et des personne enthousiastes qui effaceront les râles des renfrognés. Généralement la cotisation est faible ce qui rend la fréquentation très irrégulière.

Lorsque la dynamique fonctionne les résultats sont parfois impressionnants et même surprenants pour leurs auteurs. Alors les participants s’en vont contents et heureux en se promettant de revenir la semaine suivante.

Ce mois-ci j’ai choisi un auteur anglo-australien Arthur Upfield. Il est né en Angleterre en 1890 et décède en Australie en 1964. En 1910 il part pour l’Australie et s’intéresse particulièrement  à la culture aborigène. de 1914 à 1918 il s’engage dans les forces armées australiennes, part pour l’Égypte, devient secrétaire particulier d’un officier, se marie avec une infirmière australienne. En 1921 il revient en Australie, commence à écrire mais n’est reconnu qu’en 1929.

On est dans la littérature policière d’avant-guerre, les personnages n’ont pas d’âge, on ne sait presque rien sur eux. Ce qui compte ce sont les descriptions du milieu dans lesquels se déroulent les l’histoires, les personnages  impliqués qu’ils soient natifs ou colons.

Le personnage principal est l’inspecteur Napoléon Bonaparte. Il est métis de mère aborigène et d’un blanc, il est marié, il a deux enfants en scolarité à Brisbane. Il est aimable, rusé, connaît de par sa mère les règles de la brousse, et surtout il est rebelle à la hiérarchie et aux ordres qu’on lui donne, sa seule volonté étant de découvrir la vérité. Ce personnage est inspiré d’une synthèse des aborigènes rencontrés et particulièrement de Léon Tracker. Au cours de ses enquêtes il se fait appeler Bony.

Chaque enquête est dans un endroit différent, la population compte tenu de la spécificité des immenses territoires de l’Australie y est particulière que ce soit les tribus ou les colons qui y vivent. De même les paysages vont de vallons surplombant la mer aux déserts les plus arides. Tous les lieux décrits existaient, on peut même aller sur Googlemap satellite pour y voir où Bony opère comme dans Le Lit De Lucifer un cratère en plein désert.

https://www.google.fr/maps/@-17.7694789,127.4722292,55059a,35y,35.4t/data=!3m1!1e3

Quelque fois on s’imagine dans un western italien genre Trinita tellement les personnages sont pittoresques.

Upfeld a pour les aborigènes le plus grand respect, il ne les juge pas, il décrit leurs façons de vivre, de gérer la tribu, pour lui il est persuadé qu’ils ont des pouvoirs de télépathie. Dans L’Os Est Pointé Bony en fera les frais, le chef ayant pénétré son esprit pour qu’il se rende malade à en mourir.

Les éditions 10-18 ont publié 28 polars en format poche.

Je vais vous lire quelques passages tirés au hasard des 25 romans que je possède.

Nous voici arrivé à la consigne d’écriture. Rappelez vous, au cours d’une promenade vous arrivez dans une ferme isolée perdue dans la campagne profonde, vous cherchez votre chemin, décrivez les gens que vous croisez, les réponses qu’ils donnent dans leurs patois ou tout simplement dans leurs façons de parler. Où tout cela va vous mener ? Ce sera la chute de l’histoire . Toujours sur lireetecrire@studiozef.fr

C’est l’occasion de s’essayer à l’écriture créative.

A bientôt, on se retrouve en mai deuxième et quatrième lundi de 14H à 15H sur les zondes de Studio Zeff 91.1 en FM.